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Secrétaires Généraux de l'Union FO RF

Jean-Marc STAUB, secrétaire général de l’union Force Ouvrière de la restauration ferroviaire a mandaté Michel FINARD, président d’honneur de l’union Force Ouvrière de la restauration ferroviaire afin de faire l’historique des secrétaires généraux qui ont eu en charge l’union depuis sa création.

Albin MAGAIL (1948 à 1966)

Albin MAGAIL fut à l’origine de la création de Force Ouvrière au sein de la Compagnie Internationale des Wagons-lits (secrétaire général de l'union de 1948 à 1966) né le 10 juillet 1906 à Bagnols-en-Forêt (83), mort le 28 juin 2005 à Paris.

Fils d’un cultivateur et d’une bouchonnière, Albin Magail fut adopté comme pupille de la Nation en 1920. Marié à Paris en 1935 avec Jeanne Le Moal, père de trois enfants (dont un fils, Jean, fut cheminot), il devint agent de maîtrise à la CIWLT.

Socialiste SFIO, il fut secrétaire général du syndicat du personnel des Wagons-Lits CGT de 1935 à 1945. De 1939 à 1945, il avait été trésorier de l’Union des Syndicats CGT de la région parisienne.

Albin Magail fut en outre membre consultatif de l’Union Internationale des Travailleurs de l’Hôtellerie et secrétaire du Comité international des syndicats libres des travailleurs des wagons-Lits.

Après la Seconde Guerre mondiale, Albin Magail obtint du ministre de la défense le « diplôme de passeur bénévole » pour l’aide qu’il avait apportée à ceux qui voulaient passer la ligne de démarcation entre zone occupée et zone libre. Dans un courrier adressé, le 22 octobre 2005, à la Fédération FO des cheminots, Jean Magail, un de ses enfants, rappelle qu’ « il [son père] a, au cours de la guerre fait passer en zone libre des prisonniers W.L. (Wagons-lits) évadés, des collègues juifs. Il s’est occupé avec tous les collègues du syndicat des épouses de prisonniers, des enfants en organisant des colonies de vacances, en distribuant des colis de nourriture en cette période très difficile… »

Dans sa séance du 13 octobre 1944, la Commission nationale de reconstitution des organisations syndicales des travailleurs, à laquelle appartint Gérard Ouradou, un des futurs dirigeants de la Fédération FO des cheminots, exclut « à vie de toutes les organisations syndicales » Albin Magail pour propagande en faveur de la Charte du Travail.

Il fut élu par la suite secrétaire général du syndicat FO des Travailleurs des Wagons-Lits, qui se transforma plus tard, en une union ; Il assuma cette fonction de 1948 à 1966. Dans la correspondance précitée, Jean Magail indique que la création de Force Ouvrière aux Wagons-Lits s’est faite " à la maison avec, entre autres, Ruffin, Doubre, Badet, Maris, Facquelin, Jambresic… ". Malgré des relations difficiles, au début, avec les dirigeants de la Fédération FO des cheminots, notamment Fernand Laurent et Robert Degris, Albin Magail resta membre de son syndicat jusqu’à son décès.

Membre du bureau fédéral FO des Cheminots. Il lutta des années afin d’obtenir une représentation syndicale au cours des années 30.

En 1936, il était à la tête de la contestation et il finit par obtenir la convention collective dont tous les salariés ont bénéficié.

Il déploya une activité syndicale auprès de toutes les catégories de personnel.

En 1958, il réussit à obtenir notre affiliation à la Carcept avant même l’obligation légale.

Ensuite, il mena des négociations en vue de remplacer le système du patrimoine par une rente. Il créa la CRPPF (Caisse de Retraite Pour le Personnel en France), structure qui dura une dizaine d’années jusqu’à l’affiliation à l’UPS.

Il signait dans le « Réveil des Wagons-lits » de juin 1936 (organe mensuel du syndicat du personnel Wagons-lits) la déclaration faisant suite aux grèves de juin 1936 : « nous sommes sortis victorieux de ce mouvement. Notre syndicat a recruté plus de 4.000 nouveaux adhérents, nos sections techniques se sont considérablement renforcées, ainsi les forces combatives de nos militants deviennent dix fois plus conséquentes. Au lendemain d’une telle bataille, nous ne pouvons que nous réjouir de nous trouver non pas essoufflés ou usés par cette grève, mais, au contraire, plus forts, plus robustes qu’au départ et, par cela même, plus décidés dans l’action à mener … »

Roger RUFFIN (1970 à 1976)

Roger RUFFIN, (secrétaire général et membre du bureau de la Fédération FO des Cheminots de 1970 à 1976) né le 6 juillet 1917, mort le 2 avril 1976.

Il entrait à l’âge de 13 ans, le 21 novembre 1930, comme apprenti ajusteur à la Compagnie Internationale des Wagons-Lits.

Il fut successivement P1, P2, P3, cela en octobre 1960, aux ateliers de Saint Denis.

Il quitte la CGT, en 1947, prend contact avec Raymond DOUBRE, crée une section syndicale aux ateliers de Saint-Denis, prend une part à la grève de 1949 et ce sont ces première interventions à la Bourse du Travail.

Roger Ruffin fut élu membre du conseil national de la Fédération FO des cheminots en 1949, puis réélu par la suite.

 

À partir de la deuxième moitié des années 1960, il fut représentant du personnel au comité d’entreprise et délégué du personnel au sein de son établissement. Il fut désigné comme représentant syndical auprès du comité central d’entreprise des établissements français de la CIWLT, mis en place au début de 1974 après une décision du Conseil d’État.

 

À la suite de la démission de Jacques Querment, il fut élu, en mai 1970, secrétaire général de l’Union FO des Wagons-Lits. Il conserva ce mandat et celui de membre du bureau fédéral jusqu’à son décès brutal.

 

Il fut également le représentant de la Fédération FO des cheminots au conseil d’administration de la Caisse autonome de retraite du personnel des entreprises de transport (CARCEPT). Sa dernière désignation remonta au 12 janvier 1976 (arrêté du secrétaire d’État aux Transports, Journal officiel du 3 février 1976). Il fut remplacé par Gérard Duchesne.

 

Il participe au comité d’entente en 1951, est élu secrétaire du CE dès sa création, secrétaire général adjoint à Force Ouvrière, puis secrétaire général de 1970 à 1976.

Délégué, puis secrétaire, il participe aux comités d’entreprise et aux réunions avec les patrons, s’occupe du journal syndical de l’époque et des réunions syndicales où les participants venaient nombreux, il à mené les négociations pour l’UPS.

Il était doté d’une puissance, d’une énergie peu commune, obstiné mais intelligent.

Son projet, la section des retraités le passionnait.

Mais malgré cette vie débordante où il entraînait le plus possible de camarades, cela ne l’empêchait pas d’apprécier sa famille, ses enfants, et ses amis aussi tenaient une grande place.

Gérard DUCHESNE (1976 à 1986)

Gérard DUCHESNE, secrétaire général de 1976 à 1986, entré en 1952 à la Compagnie Internationale des  Wagons-Lits, il fut tour à tour commis d’office, serveur, SR de bar, puis chef de brigade avant de se consacrer entièrement au syndicalisme.

Nommé secrétaire général adjoint du syndicat Force Ouvrière en 1971, il fut désigné secrétaire général au décès de Roger RUFFIN.

Tous ceux qui l’ont connu se souviendront de son dévouement, de sa ténacité et de sa grande compréhension des problèmes humains.

Etienne PAULUS (Intérim pendant 2 mois en 1986)

Etienne PAULUS, secrétaire général par intérim pendant 2 mois en 1986, au décès de Gérard DUCHESNE.

Il fut serveur receveur avant de se consacrer entièrement au syndicalisme.

Il fut secrétaire général adjoint de l’union durant le mandat de Gérard DUCHESNE.

Très bon défenseur comme conseiller prud’homal.

Au décès de Gérard DUCHESNE, il a géré tous les dossiers qui étaient en cours ainsi que les réunions jusqu’au congrès de l’union en juin 1986 et a pris sa retraite à la suite de ce congrès.

Michel FINARD (1986 à 2013)

Michel FINARD, secrétaire général de 1986 à 2013, Membre du bureau fédéral FO des Cheminots, né le 1er septembre 1954 à La Capelle (02), a commencé sa vie active à l’âge de 16 ans dans le textile dans l'Aisne, il a effectué son service militaire dans les transmissions de 1974 à 1975 au Mont-Valérien à Suresnes (Hauts-de-Seine). Il a été affecté au mess des officiers, à la salle des honneurs, comme chef serveur et a eu l'honneur de servir le colonel Jacques Dard qui fut le chef de corps de ce régiment. En 1978, le colonel Dard est nommé Général de Brigade.

Entré à la Compagnie Internationale des Wagons-Lits en 1975, il a travaillé en gare du Nord, comme vendeur ambulant puis il a rejoint la gare de l’Est comme manutentionnaire n°2, manutentionnaire n°1,  aide- magasinier, puis chef de cour en soirée où il travaillait avec Alain LACQUEMENT (CGT).

Il rejoint la SORENOLIF en 1982, 1ère société à s’occuper de la restauration à bord des TGV en gare de Lyon, chef de quai, puis assistant technique logistique, ensuite assistant technique de production, il reprend, en tant que responsable, le magasin de consommations.

En 1986, il se consacre entièrement au syndicalisme en devenant permanent.

Il est élu secrétaire général de l’union Force Ouvrière de la restauration ferroviaire en juin 1986 après une concertation avec Henri REDOUBLE, qu'il a remplacé comme délégué syndical, le 20 mars 1985, à la SORENOLIF.

Le 29 novembre 2013, il organise un congrès en vue de son remplacement comme secrétaire général et il devient président d’honneur de l’union à cette date.

En retraite depuis le 1er septembre 2014, il quitte l’union après avoir été secrétaire général durant 27 ans.

Il est aussi, dans le même temps, administrateur de la caisse de retraite Carcept depuis 28 ans.

Durant son secrétariat général, il a maintenu un contact avec André Bergeron, ancien secrétaire général de la Confédération Force Ouvrière, qui sera invité, à toutes les réunions de la section des retraités des Wagons-lits Force Ouvrière qui se terminait toujours par un repas convivial.

De bons contacts avec Marc BLONDEL qui a réglé, en présence d’Eric FALEMPIN, ancien secrétaire général de la fédération des cheminots, de l’actuel secrétaire général de l’Union, Jean-Marc STAUB et Michel FINARD, un litige entre la FGTA, la Fédération des Cheminots et l’Union.

Très bons contacts avec Jean-Claude MAILLY qui a soutenu physiquement, le 1er mars 2010, devant les locaux de Rail Restauration Ouest Montparnasse, tous les salariés et les camarades Force Ouvrière sédentaires à leur passage à Avirail Géodis.

Quand le groupe Accor/Wagons-lits a repris la restauration ferroviaire, il menaçait de quitter la profession fin 1998, se refusant à maintenir les avantages acquis, conformément à l’article 20 de notre Convention Collective Nationale de la restauration ferroviaire.

De 1998 à 2000, Jean-Marc STAUB, Eric COSSON, André LEROUX, Claude JEHAN, Secrétaire Fédéral FO cheminots, et Michel FINARD, ont négocié l’accord nouvelle restauration, signé en décembre 2000, en présence d’un représentant du ministère des transports, monsieur Alain GOUTERAUX et la direction de la Compagnie des Wagons-Lits pour maintenir l’emploi et le social.

Il s'est battu, en vain, avec les camarades pour la remise en place du Groupement des Employeurs de la Restauration Ferroviaire (GERF) (voir tous les courriers adressés à tous les premiers ministres successifs, tous les ministres des transports successifs, à la présidence de la SNCF et à toutes les directions concernées de la restauration ferroviaire).

Tous étaient conscients de cette mise en place sans, bien entendu, s’engager quant à la présidence.

De nombreux courriers, aux ministères concernés, à la présidence de la SNCF, aux directions de la restauration ferroviaire, dans les mouvements de grève ainsi que les déclarations dans les comités centraux, dans les conseils nationaux cheminots, attestent de son combat, pour le maintien de la restauration ferroviaire, de l’emploi, du social.

Idem au niveau européen, avec des courriers adressés à monsieur Mario MONTI, commissaire de la Commission Européenne direction de la concurrence de l’époque, concernant l’appel d’offres de NordRail en septembre 2003.

Mario MONTI a été de 2011 à 2013, président du conseil des ministres d'Italie.

Le 6 juillet 1989, il signe un accord avec la FMC sur la création d'une nouvelle catégorie d'accompagnateur voitures-lits et couchettes.

Cet accord a permis le maintien des emplois chez les conducteurs voitures-lits, et a permis la création de nombreux emplois chez la catégorie accompagnateurs.

Cet accord est survenu suite à des réductions de trafic et les incertitudes sur la politique de vente de la SNCF. Il a permis la pérénité des services à bord.

Force Ouvrière n'a pas à rougir de cet accord malgré les contestations de certaines organisations syndicales. Cet accord a eu le soutien de Lucien ROBESCO de la Fédération FO des Cheminots qui était en charge à l'époque de notre Union.

Il rend hommage à monsieur Antoine PAGNI, maire de Vaux Andigny dans l'Aisne et ami de monsieur Charles PASQUA, qui grâce à leurs interventions ont permis à l'Union d'obtenir des audiences avec le ministère des transports afin d'aborder l'avenir des trains de nuit et de la restauration ferroviaire et ont permis des contacts au sein de l'union européenne pour le dossier Nordrail lorsque monsieur Charles PASQUA était, à l'époque, député européen.

Le 23 octobre 2000, il à écrit à Valéry Giscard d'Estaing, président du conseil régional d'auvergne de l'époque, afin qu'il intervienne auprès du conseil régional, du conseil général et de la ville de Clermont-Ferrand, pour que la direction SNCF grandes lignes revienne sur sa décision de mettre un terme au contrat qui la lie à la société de restauration ferroviaire Auver'rail (buffet GORSSE de Clermont-Ferrand).

Valéry Giscard d'Estaing est intervenu favorablement car la SNCF a décidé de ne pas mettre un terme au contrat de cette société mais lui a permis de participer à l'appel d'offres qui aura lieu en début 2001. Cette action du maintien de cette société, nous la devons également à la forte mobilisation du personnel menée par notre ancien délégué syndical Jacques RUFFAUT.

Résultat de l'appel d'offre: c'est Crémonini Restauration qui l'a remporté mais seulement au niveau du ferroviaire car le buffet de Clermont est resté encore quelques années, aux mains de la famille GORSSE.

Depuis cette intervention, Michel FINARD, a gardé contact avec le président Valéry Giscard d'Estaing par échange de voeux qui perdurent encore aujourd'hui.

André LEROUX (novembre 2013 à mars 2014)

André LEROUX, secrétaire général du 29 novembre 2013 à mars 2014, membre du bureau fédéral FO des Cheminots, né le 17 septembre 1965 à Paris (13ème) a démissionné car le poste de secrétaire général de l’union n’était pas compatible avec son mandat de secrétaire général de son syndicat.

De 1998 à 2000, André Leroux, Eric COSSON, Jean-Marc Staub, Claude JEHAN, Secrétaire Fédéral cheminots, et Michel FINARD, ont négocié l’accord nouvelle restauration, signé en décembre 2000, en présence d’un représentant du ministère des transports, monsieur Alain GOUTERAUX et la direction de la Compagnie des Wagons-Lits pour maintenir l’emploi et le social.

Il est actuellement 1/2 permanent à Facilit'rail France, secrétaire général adjoint de l'union et secrétaire de son syndicat FO à gare de Lyon.

Jean-Marc STAUB (depuis mars 2014)

Jean-Marc STAUB, secrétaire général depuis mars 2014, membre du bureau fédéral FO des Cheminots, né le 15 octobre 1962 à Sarreguemines (57). Il a commencé sa vie active à l'âge de 16 ans comme apprenti de cuisine au buffet de la gare de Metz.

Il a effectué son service militaire dans la Marine Nationale à la Compagnie des Marins-Pompiers à Toulon 1983 / 1984.

A toujours participé à toutes les grandes négociations en tant que secrétaire général de son syndicat, a toujours œuvré au sein de son syndicat pour augmenter le nombre d’adhérents. A toujours informé les salariés par tracts, par la bonne tenue de son site internet régulièrement mis à jour qui permet aux salariés de se renseigner et de constater le travail syndical fait dans la restauration ferroviaire.

Il a commencé à travailler à la Compagnie Internationale des Wagons-Lits en juin 1984 sur le site de la Gare d'Austerlitz comme commis de cuisine sur les grills express, puis vendeur ambulant et sur les bars corail. En 1991, il passe comme l'ensemble des salariés sur le site de la Gare Montparnasse (CESAF). Il sera poste complet travaillant au bar du TGV et en service 1er classe.

Délégué du personnel sur les liste Force Ouvrière à Servirail sur le site Austerlitz des 1985, puis membre du Comité d'Entreprise.

Il sera trésorier puis secrétaire du comité d'entreprise de la CESAF sur le site de Montparnasse.

Il est secrétaire et délégué syndical de son syndicat FO Montparnasse depuis le départ de Abel HADJEM.

De 1998 à 2000, Jean-Marc STAUB, Eric COSSON, André LEROUX, Claude JEHAN, Secrétaire Fédéral cheminots, et Michel FINARD, ont négocié l’accord nouvelle restauration, signé en décembre 2000, en présence d’un représentant du ministère des transports, monsieur Alain GOUTERAUX et la direction de la Compagnie des Wagons-Lits pour maintenir l’emploi et le social.

 

Il est élu DP et délégué syndical sur le site de Newrest Wagons-Lits Montparnasse, 1/2 permanent et délégué syndical central à Newrest Wagons-Lits depuis décembre 2013.

 

Après les élections professionnelles d'octobre 2014 à Newrest Wagons-Lits, FO obtient 30,92% des voix. Sur le site de Montparnasse FO obtient au Comité d'établissement 44,64% des voix et 42,62% des voix en DP.

 

En tant que secrétaire général de l’union, il a interpellé, par écrit le 27 avril 2016, la ministre du travail, Myriam EL KHOMRI ainsi que la SNCF et l'ensemble des employeurs de la restauration ferroviaire, et intervient, à de nombreuses reprises, auprès des nouveaux dirigeants de Newrest Wagons-lits ainsi que dans toutes les entreprises de la restauration ferroviaire.

Depuis son arrivée, une nouvelle section syndicale a été créée chez Elvetino  en 2016 avec l'aide de la secrétaire adjointe du syndicat FO Newrest Wagons-Lits Gare de Lyon Ksenija POTKRAJAC. Puis une autre section syndicale à Gate Gourmet en mars 2017.

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Date de dernière mise à jour : 14/11/2017